Un aspect important de tous les mythes, qui racontent les origines, est la division en deux : cause active et cause passive, mâle et femelle, ciel et terre. C’est la cause active qui forme, informe la cause passive. Selon Platon, et toutes les notes de bas de page à ses dialogues, seule la cause active se meut d’elle-même et est antérieur à tout, c’est-à-dire à la nature, ou aux jeux d’éléments. Les effets, actifs, de cette première cause sont autant d’agents qui la propagent partout, en toute chose. Tout ce qu’il y a d’actif, d’efficient, de formant, d’informant dans une chose relève de la cause première, est en quelque sorte identique à celle-ci (T. de nyid S. tattva[1]) et la part essentielle de cette chose. Au fond, seule cette cause première (avec ses agents) existe, le reste n’est qu’effets, illusion, liberté ou jeu.
Cette cause première peut être présentée comme un dieu, comme un principe, comme une vibration primordiale ou comme un Esprit primordial dont les ondes se répandent à l'infini, cette représentation s’inscrira toujours dans un mythe de la double origine, avec des facteurs actifs et passifs.
The cosmological argument expliqué par un disciple de Richard Dawkins
[1] Au nombre de 24, 25, 36 etc. selon les systèmes. Aussi appelés « degrés de manifestation », manifestation du Même (T. de nyid), le Feu, l'essence, la conscience...