Affichage des articles dont le libellé est Larung gar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Larung gar. Afficher tous les articles

dimanche 27 août 2017

Khenpo Sodargye et Khenpo Tsultrim Lodrö


Khenpo Jigme Phuntsok entouré de ses disciples pendant ses voyages

Je viens peut-être de découvrir assez récemment deux acteurs importants de l’école nyingmapa jouant un rôle dans le retour du bouddhisme dans le monde sinophone sous la forme bouddhiste tibétaine. Il s’agit de Khenpo Sodargye (KS), né au Kham (Tibet) en 1962 et ordonné moine à l’Institut de Larung Gar en 1985 et disciple de Khenpo Jigme Phuntsok (KJP 1933-2004), reconnu comme la réincarnation de Tertön Sogyal, Lerab Lingpa 1856-1926). Larung gar est le campement tibétain, dont on parle régulièrement dans les médias.

KJP et KTL

Le deuxième est Khenpo Tsultrim Lodrö (KTL), né à Kandze (Draggo, Tibet) en 1962. Il avait rencontré Khenpo Jigme Phuntsok à Larung Gar et fut ordonné à l’âge de 22 ans, soit en 1984. Il venait tout juste de refuser la fonction de Secretaire de Comité de la division de District Trois du Gouvernement de Luhuo County[1].

KTL avant son refus et son ordination (1984)
photo des archives de Walshul SertaTsultrim Öser selon Ling Lhamo (FB)

Disciples de KJP à Larung gar (vidéo Khenpo Sodargye)


Voyage à Wutai en Chine (1987) en compagnie de KJP et KS 

KTL (堪欽慈誠羅珠) était particulièrement doué pour les études, a obtenu le titre de khenpo (Kānbù) et est un spécialiste du Guhyagarbha Tantra avec tous ses commentaires, des Sept trésors de Longchenpa et des quatre cycles de l’Essence séminale du Cœur (snying thig ya bzhi)[2]. Pendant les années 1990 et à la demande de KJP, KTL a commencé d’abord à enseigner dans les grandes villes chinoises, la Malaisie, au Singapour[3], à Hong Kong et ensuite à voyager partout dans le monde,y compris aux Etats-Unis, au Canada et en Australie[4]. Il est aussi connu pour organiser des relâchements d’animaux à grande échelle (plus de 100.000 vies) et est aussi connu sous le nom de « Life-Release Khenpo ».

KTL, Lâcher de poissons
Il a contribué à la promotion de la culture tibétaine, a collaboré à la rédaction de dictionnaires trilingues (tibétain-chinois-anglais). Il a composé des commentaires en tibétain et a écrit des livres en chinois[5]. Il est actuellement le vice-directeur de l’Institut de sciences bouddhistes de Serthar fondé en 1980 par KJT. A juger par les vidéos sur Youtube, il ne parle pas l’anglais, mais s’exprime en tibétain et en chinois. Néanmoins, il a publié des livres en anglais. Trois préfacés par Sogyal Rinpoché (The Right View -2015, Are you ready for happiness ? Don’t let the paper tiger scare you off -2015, et The Handbook for Life’s Journey -2016) et deux préfacés par Dzongsar Khyentsé Rinpoché (DKR) (Don’t let the paper tiger scare you off, et The Handbook for Life’s Journey). La préface de DKR est en fait le texte de son introduction de KTL le 22/01/2015 à Taiwan (« May the force be with him » t=19m18s). Voir ci-dessous.

KTL avait vécu trente ans à Larunggar, de 1984 à 2014 (source : blog). Et de 1991 à 2013, il occupa la position de doyen de l’éducation (Dean of Éducation) à Larung Gar (source). KLT a plusieurs centres aux Etats-Unis (Los Angeles, New York, San Francisco, New Jersey et Seattle), un site web  et un blog.

KS, Lâcher d'oiseaux au cours du 7ème Symposion
En ce qui concerne Khenpo Sodargye (né en 1962), son parcours ressemble à celui de KLT. KS, ordonné en 1985, devint le traducteur principal en chinois de KJP, et le directeur de l’Institut de sciences bouddhistes de Serthar (fondé en 1980). Tout comme KLT, il avait accompagné son maître KJP en 1987 lors de son pèlerinage au Mont Wutai en Chine. De 1990 à 1999, KS accompagna KJP pendant sa tournée dans le monde (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Pays-Bas, UK, Bhoutan, Inde, Népal, Singapore, Malaisie, Thaïlande et Japon). En 1993, KJP en compagnie de KS visita Lérab Ling de Sogyal Rinpoché. Ses enseignements (initiation de Mañjuśrī) furent traduits en anglais par Ringu Tulkou. 

KJP à Lérab Ling avec Sogyal Lakar, les deux tulkous de Tertön Sogyal, Lerab Lingpa 1856-1926)
En 2006, il commença à utiliser des supports multimédias et l’internet pour diffuser ses enseignements. Il est l’auteur de nombreuses traductions en chinois (plus de 100 livres) et il a quelques publications en anglais à son actif.

KS fut l’invité de prestigieuses universités comme les universités de Beijing et de Tsinghua (2010). Il a donné des séminaires aux universités de Fudan, Nanjing et Renmin (mars 2011). Il fut invité aux universités de Zhejiang, Huazhong Normal University (aka: Central China Normal University), Sun Yat-sen University, l’université chinoise de Hong Kong et Hong Kong Polytechniques University (juin 2011). À partir de novembre 2011, il fut invité en ordre chronologique par les universités Shanxi Normal University, Northwest University (China), Xi’an Transportation University, Shandong University, Hunan Normal University, Hong Kong Institute of Education, University of Hong Kong, Beijing Normal University, Central China University of Science and Technology et Qinghai Normal University. La biographie de son site web le présente comme le maître bouddhiste tibétain le plus reconnu et le plus influent en Chine.

KS figure aussi comme un des acteurs principaux du Symposium Mondial de la Jeunesse Bouddhiste (World Youth Buddhist Symposium) à Chiang-Mai (Thaïlande), organisé par le World Youth Buddhist Society.

2ème jour du symposium 2017 (page FB Sogyal)
Cette année a eu lieu le septième symposium. Sogyal fut présent à l’invitation de KS, malgré son retrait de la direction de Rigpa et sa retraite. La photo de leur rencontre fut publiée sur la page Facebook de Sogyal le 30 juillet 2017. Le texte accompagnant précise que Sogyal retournera aussitôt dans sa retraite.[6] Notons cependant que KS n’a pas publié la photo avec Sogyal. Dans sa publication FB de photos du même jour (2ème), Sogyal n’apparaît pas.

2ème jour du symposium 2017 (page FB KS)
Quelques livres en anglais de KS sont :
Tales for Transforming Adversity: A Buddhist Lama's Advice for Life's Ups and Downs (
Wisdom Publications 2017)
Achieve by Doing (2016)
Always Present: The Luminous Wisdom of Jigme Phuntsok (Snow Lion 2015)

Pour un aperçu de ses tournées et conférences.

-

La préface de Dzongsar Khyentsé R. (DKR) que l'on trouve dans les deux livres anglais de Khenpo Tsultrim Lodrö (KTL), est en fait le transcript de la présentation de KTL par DKR lors d'une conférence à Taiwan le 22 janvier 2015. Dans cette présentation DKR s'inquiète de l'avenir du Buddhdharma :
Even though as I said my lifestyle is colorful and often myself. Probably one good thing that I can boast about is I do know that I should worry about the survival of the Dharma. There is a reason to be concerned, a reason to be worried. In fact we should be in panic.”[7]
Et il se réjouit que, tandis qu'une implantation stable du bouddhisme semble stagner dans l'Ouest, que même en Inde, le lieu d'origine du bouddhisme, il n'a pas l'attention qu'il mérite (voir la réponse de Jay Garfield à cet argument), des gens comme KTL travaillent aux réussites futures du bouddhisme (tibétain) en Asie, et notamment en Chine. Il finit sa présentation sur une note légère, mais néanmoins symbolique. DKR dit qu'il est l'avatar d'Obi Wan Kenobi et il transmet son sabre laser à KTL en demandant toute la salle de dire avec lui : "Que la force soit avec toi !". KTL est désormais adoubé et investi de tous les espoirs.

Taiwan 22/1/2015
KTL semble actuellement vivre la plupart du temps aux Etats-Unis où il fait l'apprentissage de la langue et de la culture américaine.

Quand on voit l'envergure des activités des deux lamas de Larung gar, les voyages, les centres qui s'ouvrent partout, les publications y compris multimédias, les conférences et les symposiums, l'attention et l'admiration que leur portent des lamas comme Sogyal Rinpoché et Dzongsar Khyentsé Rinpoché, on se demande comment tout cela est financé, surtout vu le fait que le bouddhisme tibétain n'a pas d'hiérarchie officielle (source : Matthieu Ricard etc.).     

***

[1] « At the beginning of 1984, Khenpo turned down the position of Committee Secretary in the District Three division of the Luhuo County Government. » Source

[2] Vima nyinthik, Lama nyingthik, Khandro nyinthik et Khandro yangthik.

[3] « In 1994 Khenpo Tsultrim Lodrö was sent by Khenchen Jigme Phuntsok to Singapore to teach on the Buddhadharma, commencing what would prove to be a long career of Dharma outreach among overseas audiences. » Source site web Luminous

[4] « Since 2014, Khenpo resumed his overseas journeys again after a sixteen-year hiatus, and was invited to give lectures in Hong Kong, Taiwan, Japan, Singapore, Malaysia, Indonesia, Canada, the USA, the UK, Australia and New Zealand, etc. Khenpo was also invited for talks scholarly discussions at prestigious academic institutions such as Harvard, Oxford, Stanford, UC Berkeley, Columbia, Washington University, Virginia University, Toronto University, Auckland University, Sydney University, and Melbourne University, as well as at companies like Google, together with experts and scholars in the fields of science, philosophy and psychology, discussing the mystery of life and the spirit, based on scientific and Buddhist principles.» source Luminous

[5] « These works include a Commentary on The Essence of The Heartfelt Advice, Clarifying Madhyamaka, Questions and Answers on Perfecting Wisdom, and A Thesis on Past Life and This Life » Source.  Liste des publications sur la biographie du site Luminous

[6] « Sogyal Rinpoche was pleased to address the World Youth Buddhist Society in Chiang Mai today at the invitation of Khenpo Sodargye Rinpoche from Lharungar. Sogyal Rinpoche spoke at this conference to honour a long-standing commitment to Khenpo Sodargye. He will now return into retreat. »

[7] .   "In this degenerate time, the glory of the Buddha is dim. The weight of the Dharma is not felt. And I know that the Buddha said one should not depend on the person but on the truth. But the actual realization of the Dharma is invisible for most of us. The Script of the Dharma is too vast and deep and most of us are too lazy to comprehend and even pursue. Even though we know we should not rely on a person, we human beings have the habit to look up to something concrete or human as a role model. So teachers, masters, spiritual leaders are very important. And as for teachers, masters, lamas, we have no shortage. We have so many, much more than used T-shirts. This is an age when teenagers even have the name HH. Genuine upholder of the Dharma is so rare like a star of the daylight. The few that we have are not shining. As the Buddha said, only an enlightened being can judge whether the other person is enlightened or not. So I cannot say really who is a perfect being or not. But we do have interest in Dharma practice – still we do even at this age – so naturally importance of the expounder of the Dharma becomes important. “Even though as I said my lifestyle is colorful and often myself. Probably one good thing that I can boast about is I do know that I should worry about the survival of the Dharma. There is a reason to be concerned, a reason to be worried. In fact we should be in panic.” Of course, this alone is the blessing of my own masters who spent so much time and energy worrying about the survival of the Dharma. Under their blessing and guidance, I have learned not to just worry for my own backyard, Tibetan Buddhism, but I have learned to worry about Shingon Buddhism in Japan and Theravada Buddhism in Sri Lanka. It may not be constant, but I do at times worry. I also worry that there is nobody that worries. Even the lamas who are with gray hair and wrinkled hair, they don’t seem to worry. They may worry but they may worry only with their temples, or at best, their own lineage."

samedi 1 octobre 2016

Petits bémols sur le campement de Larung Gar


Larung Gar
On voit apparaître régulièrement des nouvelles sur le campement dans la vallée de Larung, Larung Gar (bla rung sgar), où vivaient environ 10 000 moines et moniales tibétains. Ce campement est situé dans le secteur de Serthar (gser rta) de la préfecture autonome tibétaine de Garzê (dkar mdzes), dans la province du Sichuan (Si khron) en Chine. Le campement s’est établi autour de l’Institut de sciences bouddhistes (gser rta bla rung lnga rig[1] nang bstan slob gling) de Serthar fondé en 1980 par Khenpo Jigme Phuntsok (1933-2004, vidéo). Khenpo Jigme Phuntsok fut identifié à l'âge de deux ans comme la réincarnation du Tertön Sogyal, Lérab Lingpa (1852–1926), disciple de Jamyang Khyentsé Wangpo et de Mip'am Rinpoché. Sogyal Rinpoché est une autre réincarnation du même maître. Khenpo Jigme Phuntsok semble avoir visité Lérab Ling lors de son voyage en 1993, où Ringu Tulku était son traducteur. En s’établissant dans ce lieu, où Dudjom Lingpa (1835-1904) s’était mis en ermitage (en 1880) et avait enseigné le Dudjom Tersar, Khenpo Jigme Phuntsok aurait suivi une prédiction du premier Dodrupchen Rinpoché (1745-1821)

Lors de l’invasion chinoise du Tibet en 1959, Khenpo Jigme Phuntsok décida de rester au Tibet, vivant en nomade, ordonnant des moines et enseignant, jusqu’à la fondation de l’institut en 1980, sans la permission officielle des autorités chinoises. Dans les années 1990, de retour d’un voyage de Dharamsala, les choses se gâtent, et il lui est interdit de voyager.

En 1999, le « Front uni du travail »[2] de Sichuan « exige qu’il réduise le nombre d’étudiants de l'institut (à 150 ou à 1 400, selon des rapports). Khenpo Jigme Phuntsok refuse. À l’été 2001, plusieurs milliers de membres de la police armée chinoise font une descente à l’institut, rasant ses structures et dispersant ses étudiants1. Les 8 000 étudiants et plus sont expulsés et environ 2 000 maisons détruites sous la supervision d'équipes militaires et policières armées. À la suite de ces démolitions et en raison du traumatisme infligé aux nonnes, certaines d'entre elles se suicident.
On est resté longtemps sans nouvelles de Khenpo Jigme Phuntsok et de sa nièce Jetsunma Muntso. Il aurait été emmené par les autorités, emprisonné puis placé en résidence surveillée1 à Chengdu. Il est décédé le 7 janvier 2004 à 70 ans au Tibet, des suites d'une maladie cardiaque pour laquelle il devait être opéré dans un hôpital militaire. Sa mort, comme celle du 10e panchen-lama est jugée suspecte par le Tibetan Youth Congress.
» (wikipédia).
« Depuis juillet [2016], plus de 600 habitants de Larung Gar ont reçu l’ordre de partir, et près de 400 membres de plus de 60 ans ont déjà dû quitter les lieux. »
« Selon Radio Free Asia, trois jeunes moniales de Larung Gar se sont donné la mort cet été. »
Cette fois-ci, les ordres ne viennent pas des autorités du district, mais de plus haut.
« D’après RFA, qui cite une source anonyme, les ordres concernant Larung Gar ne viendraient pas des autorités du district, mais « des autorités supérieures ». Le site de la radio affirme que le président Xi Jinping suivrait lui-même l’affaire avec attention. »
« Selon les ONG qui défendent les Tibétains, les destructions à Larung Gar cachent un autre but que de lutter contre les risques de surpopulation, de glissement de terrain, d’incendie ou d’épidémie. « Il s’agit simplement d’une tactique de la Chine pour réduire l’influence du bouddhisme au Tibet », estime Eleanor Byrne-Rosengren, directrice de l’ONG Free Tibet 
De même, l’ONG Human Rights Watch (HRW) demande que Pékin laisse les Tibétains décider de la façon dont ils désirent vivre leur religion. « Si les autorités chinoises pensent qu’il y a un problème de surpopulation dans les habitations de Larung Gar la solution est simple », a déclaré Sophie Richardson, directrice de HRW-Chine : « Il faut autoriser les Tibétains et les autres bouddhistes à construire plus de monastères. » (La Croix, 26/09/2016)
Je n’ai aucune sympathie pour l’envahisseur chinois et sa politique au Tibet, mais quand je lis les nouvelles de Larung Gar, je suis toujours traversé par des sentiments contradictoires. Évidemment de la sympathie pour le peuple tibétain et leur lutte pour la survie de leur culture. En même temps, le sauvetage de la culture ne devrait pas se traduire par le simple maintien de la tradition, sans aucune adaptation au monde moderne. Larung Gar ne doit pas devenir une « réserve indienne », un genre de musée anthropologique à ciel ouvert, qui d’ailleurs dans pas trop longtemps pourrait être envahi par des touristes

Quand on voit des photos ou des vidéos de Larung Gar, on voit bien la densité du campement ou de « la grande ville de sciences bouddhistes » (གསེར་རྟ་ལྔ་རིག་ནང་བསྟན་ཆོས་ཀྱི་གྲོང་ཁྱེར་ཆེན་མོ) et la précarité des constructions multiples, sans POS apparent. C'est vrai qu'il s'agit d'un campement (tib. sgar), dont la population peut varier énormément selon les activités. Liberté d’expression et liberté de pratique religieuse, cela va sans parler, mais la surpopulation et les logements précaires ne sont pas seulement une excuse. Il n’y aurait pas d’eau courante ni système d’évacuation d’eaux usées dans le campement. En janvier 2014, il y eut un grand incendie, probablement causé par des lampes à beurre, qui avait détruit un complexe religieux et 100 cabanes de nonnes. « Sous prétexte de rénovation et d’urbanisation » écrit La Croix. « Prétexte » partiellement fondé, il me semble. Le campement aurait aussi attiré environ mille Chinois Hans qui s’y sont établis. mais il est difficile à savoir si tous ces gens (10.000 personnes) y résidaient en permanence.

Le Dalaï-Lama parle lui-même de l’importance d’une bonne éducation générale et a organisé l’enseignement des sciences (non religieuses) dans les monastères en Inde. Je ne suis pas certain que la communauté de Larung Gar ait accès au même type de programme. Et on voit mal comment ce type de programma proposé/imposé par les autorités du district, pourrait être accepté à Larung Gar. Il faut quand même se rendre compte qu’à Larung Gar, on a à faire aux formes les plus traditionnelles du bouddhisme tibétain.

MàJ 26082017 Article du NYT du 25 août 2017

***

[1] lnga rig = rig pa'i gnas lnga, les cinq sciences traditionnelles. 1) {nang gi rig pa} spiritual philosophy. 2) {gtan tshigs kyi rig pa} dialectics / logic, 3) {sgra'i rig pa} grammar, 4) {gso ba'i rig pa} medicine, 5) {bzo gnas kyi rig pa} mechanical arts and crafts

[2] Services de renseignement chinois « Département du Front Uni du Travail, chargé des relations avec les « organisations de masse » (syndicats, culture) en dehors du territoire de la République populaire de Chine. Il procède à la collecte du renseignement de la même manière que le DLI. »