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mercredi 17 octobre 2018

Occultistes et néo-païens



Le millénarisme est un phénomène issu de la religion, mais qui fait preuve de plus de real-politik. C’est très bien qu’ultimement tous les torts soient redressés dans l’au-delà, où l’on trouvera enfin la justice qui fait si cruellement défaut ici-bas, mais les millénaristes espèrent en même temps l’avènement d’un meilleur âge ici-bas. Un petit bout de ciel sur terre en attendant.

Il n’y a pas que les religions monothéistes qui ont connu des mouvements millénaristes (bien que l’origine du mot soit plutôt monothéiste, je l'utilise ici pour désigner des dissidents qui désirent un nouvel âge), on les trouve aussi dans le bouddhisme, notamment en Chine et en Inde. Ce que ces mouvements semblent avoir en commun, c’est un mécontentement vis-à-vis des élites séculiers et religieux. Quand le nouvel âge viendra enfin, ils ne seront plus en charge.

En fait ce sont des mouvements dissidents, mais à cause de l’emprise d’une religion, ce sont les arguments religieux qui sont utilisés, que ce soit en Europe, en Inde, en Chine ou ailleurs. Les arguments religieux pointent alors souvent le décalage ressenti entre le message idéal des fondateurs de la religion et sa mise en œuvre par son clergé. Un envoyé du ciel descendra (avatāra) alors pour guider « les rebelles » pour renverser les faux moines, faux guides, faux prêtres, des démons qui prennent l’aspect de moines etc. et pour établir un règne plus juste en attendant la récompense ultime. La perspective d’une justice dans l’au-delà ne leur suffit plus.

Pendant ces périodes, on ressent une certaine urgence, et des raccourcis et des méthodes spectaculaires, des moyens courts (tib. shin tu bsdus pa) et faciles sont enseignés, prenant quelquefois le contre-pied des méthodes anciennes, qui ne sont visiblement plus à la hauteur… On y trouve aussi le désir d’un accès pour tous (égalitarisme) aux bienfaits de la religion et aux méthodes salvifiques (purāṇa, dhāraṇī qui sauvent, mantras, tantras, …), hors-castes et femmes y comprises.
« Ce sera le règne du Saint- Esprit, âge de perfection et de bonheur, où disparaîtront les schismes et les scandales qui ont affligé l’église aux siècles passés. L’intelligence alors sera pour tous, car la vie contemplative sera ouverte à tous, sans qu’on ait besoin du ministère des docteurs. Les Grecs et les Juifs, que la loi évangélique n’a pas eu la force de s’assimiler, se convertiront et surpasseront à leur tour l’ancien peuple latin en sainteté et en ferveur. C’était, on le voit, une reproduction pure et simple des rêves de Joachim, de Jean de Parme, de Pierre-Jean d’Olive. »[1] Ernest Renan, Joachim de Flore et l'Evangile éternel 
Ces demandes ne relèvent pas d’un « anti-christianisme », mais montrent un mécontentement par rapport à la gestion, à l’hiérarchie ou la domination, au traitement inégale et ceux qui enseignent un christianisme avec des moyens plus faciles, destinés à tous, auront plus de chance d’être écoutés. Est-ce que le protestantisme est un « anti-christianisme » ? Non, il s’oppose à une certaine pratique du christianisme ou du catholicisme. Idem pour les bouddhistes chinois millénaristes et les hindous qui suivent les Purāṇa et qui attendent le nouvel âge établi par un avatār de Viṣṇu, le dieu immanent. Ce que réclament ces « millénaristes », à différentes époques et à différents endroits est assez semblable. Ces rebellions ont le plus souvent été écrasées dans le sang. Ceux qui répandent ces théories sont déclarées hérétiques ou fous, et brûlés ou enfermés.

Un nouvel âge d'intelligence spirituelle. Le ‘Saint-Esprit’, ou ‘l’intelligence spirituelle’, mouvement du libre esprit, Guillaume de Hildernissem (1411) et les ‘frères de l’intelligence’, ou côté féminin la Sophia, la nouvelle Ève mère du monde… Et comme l’intelligence est pour tous, la méthode doit être facile. Mettre l’intelligence à la portée de tous est déjà un acte de rébellion, qui semble ainsi vouloir abolir les hiérarchies. Ce n’est peut-être pas un hasard qu’un Gampopa qui enseigne la mahāmudrā à tous était considéré comme une émanation de Prince Clair-de-lune (Candraprabha), tout comme ‘garçon Clair-de-lune' (Yueguang tongzi’ Liu Jinghui) qui conduisait les rebelles ‘millénaristes’ chinois.

Cette recherche religieuse de l’intelligence et de la Sophia semble avoir abouti à la recherche de la Raison des lumières (Ose savoir), qui a boosté les sciences, qui ont mis à mal la religion, qui cherche maintenant à faire prouver ‘l’intelligence spirituelle’ ou ‘la Conscience’ par la science et la Raison à l’aide de quelques électrodes…

L'abjuration de Galilée
Quand les sciences commencent à prendre son essor, l’Eglise perçoit leurs théories comme des attaques de sa doctrine, et demande aux scientifiques d’abjurer les théories contraires à la doctrine. Les "millénaristes" étaient des croyants, ils n’étaient pas contre le christianisme etc. Les scientifiques étaient souvent des croyants, mais ils n’étaient initialement pas autorisés à faire leur travail de façon scientifique. Les deux catégories ont été traitées comme des hérétiques ou des fous. Qui était le véritable « anti » dans l’histoire ?

La différence entre l’Europe et l’Orient est la présence des nouveaux scientifiques dont le travail ne pouvait plus être encadré par la religion. Les millénarismes étaient à l’origine des affaires religieuses, réglées entre gens de la même religion. Comme les pouvoirs séculiers et religieux étaient reliés, il était difficile de faire la différence, et le peuple ne savait de toute façon pas faire la différence. Le développement des nouvelles sciences, divorcées de la religion, et la séparation entre le pouvoir séculier et religieux, on fait que ceux qui désiraient un « nouvel règne », les « millénaristes », n’avaient plus besoin de passer par la religion pour cela. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’avaient pour autant plus d’intérêt pour le religieux. Si leur ancienne religion ne propose qu’un package deal, à prendre ou à laisser, il n’est pas surprenant que d’autres formes de religion ont pu paraître plus intéressantes. Toute recherche spirituelle en dehors du christianisme (catholicisme) est qualifiée d’« occultisme ». C’est un mot emblématique, un élément de langage pour désigner des potentiels nouveaux convertis (quelquefois des ex-chrétiens) à la recherche d’autres formes de spiritualité.

L’objectif devient alors de regrouper tous ces chercheurs spirituels sous le terme « occultisme » et de les ridiculiser en soulignant les formes « occultes » les plus farfelues ainsi que les déviances, peut-être dans l’espoir de ramener quelques brebis galeuses. C’est de bonne guerre. Philippe Murray dans Le XIXème siècle à travers les âges s’y donne à cœur joie, name dropping y compris. Son livre est comme un annuaire d’occultisme. La droite catholique (p.e. Jean-Louis Harouel) apprécie et s’en sert. Marion Dapsance est devenue sa spécialiste en (néo)bouddhisme et donne des conférences sur cette forme d’occultisme (p.e. « le bouddhisme en Occident : réalités méconnues et histoire occulte »).

Les ex-rebelles millénaristes, sans soif de spiritualité, sont tout simplement des matérialistes (hédonistes) et passent au camp du « socialisme ». Ex-millénaristes spiritualistes et matérialistes constituent ensemble les « occulto-socialistes », ennemis du christianisme (catholicisme).

C’est sur ce type de raisonnement que se fonde sans doute l’idée que le bouddhisme occulte, ou néoboudhisme est apparu en Occident au XIXème siècle comme un « anti-christianisme ». « Le bouddhisme, une réinvention anti-chrétienne? » est le titre de la conférence que donna Marion Dapsance devant le cercle « Terre et Famille » le 21 octobre 2017 à Briant ( Saône et Loire).

Dans l’occulto-socialisme il manque encore le troisième facteur infernal, le féminisme. Pour Jean-Louis Harouel, la théosophie avec Mme Blavatski et Mme Besant à sa tête est un symbole idéal où les trois alliés infernaux sont réunis.
« Un fatras de croyances mystico-magiques avec lequel le socialisme a fait très bon ménage et qui a été le terreau fécond où s’est développé le féminisme. » Droite-Gauche : ce n'est pas fini, Jean-Louis Harouel.
La figure d’Alexandra David-Neel, qui était « socialiste » (anarchiste), « occultiste » (convertie bouddhiste) et « féministe » par son activité, regroupe les trois facteurs. En plus elle était membre de la franc-maçonnerie et de la société théosophique. Une cible idéale.

Au lieu de suivre un néobouddhisme, les « occultistes » convertis au bouddhisme sont invités de pratiquer cette religion de façon orthodoxe, tous les rituels, pratiques dévotionnelles et superstitions y compris. Et s'ils en sont capables, guéris de leur millénarisme, pourquoi ne pas retourner à leur religion d’origine :
« S'ils veulent véritablement comprendre et pratiquer le bouddhisme, les nouveaux adeptes doivent reconsidérer leurs conceptions initiales du bouddhisme et s'interdire de réduire « la religion » à un ensemble de contraintes superflues, voire despotiques. Le religieux est alors subitement revalorisé, au point que certains adeptes se réorientent, décomplexés, vers la pratique catholique qu'ils avaient si vigoureusement condamnée dans leur éloge de la « spiritualité bouddhiste ». » Extrait de : Sur le déni de la religiosité du bouddhisme. Un instrument dans la polémique antichrétienne. Marion Dapsance 

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[1] Ernest Renan, Joachim de Flore et l'Evangile éternel

lundi 15 octobre 2018

Attendre et/ou préparer le nouvel âge


Rembrandt, Faust (1652)

Les idées d’envoyés, de messies, d’émanations (avatars), d’imams à partir d’une sorte de plérôme peuvent exister indépendamment de la croyance en la réincarnation (par ignorance et oubli). On trouve aussi bien l’idée d’émanations que de réincarnations (tib. sprul sku) dans le bouddhisme tibétain. Actuellement, on semble se poser la question si le XIVème Dalaï-Lama continuera d’exister, et si oui, sous forme d’émanation ou de réincarnation (Claude Arpi, India and the Dalai Lama's Successor ). « The choice is between a reincarnation and an emanation; the latter seems more adapted to a modern system of governance which cannot afford a gap of 20 years or so in leadership. »

Je suis en train de lire Le XIXème siècle à travers les âges de Philippe Murray (pour qui les maux du monde moderne viennent d’une convergence de féminisme, socialisme et occultisme ; ce sera un autre sujet[1]), où je tombe sur un passage qui aborde la métempsychose (p.173), où le Saint-Esprit joue un rôle central, et où l’on voit divers personnages intéressants passer la revue de façon un peu aléatoire : Joachim de Flore (1130-1202), Guillaume Postel (1510-1581), Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781), Johann Gottfried von Herder (1744-1803), puis les romantiques allemands (Heinrich Heine). Tout cela débouchera sur la théosophie.

L’idée des envoyés se trouve déjà dans l’évangile :
« C'est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville. » (Mathieu 23, 34)
Joachim de Flore, qui apparemment considérait Saint-François comme une réincarnation du Christ, est l’inventeur de la théorie des trois âges (trois règnes du monde) : du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
« Le premier est l'âge de la servitude servile, le second de l'obéissance filiale, le troisième de la liberté. »
L’âge du Saint-Esprit et de la liberté est le troisième et nouvel âge (« New Age ») « que nous attendons prochainement » (on est au XIIème siècle). Il se divise encore en trois périodes : « celle de la ‘lettre de l'Évangile’, celle de l'’intelligence spirituelle’, celle enfin de la ‘pleine’ « manifestation de Dieu » (Wikipedia)

Guillaume Postel (1510-1581) est un esprit nettement plus libre et tourné vers l’Orient. Il se voyait sans doute habité par le Saint-Esprit (glossolalie), car « bien que de comportement humble et religieux, il est incapable de s'abstenir de vaticinations en public, ce qui est source d'embarras et de scandale. » (Wikipedia)

Wikipedia donne un exemple de ses « vaticinations » :
« Mère Jeanne (ou « Zuana »)[2] étant morte (le 29 août 1550, avant le retour de Postel d'Orient), il est alors convaincu qu'elle a pris possession de son « corps spirituel » (le 6 janvier 1552, jour de son « Immutation »), et il prétend avoir des visions annonciatrices de la fin du monde. Il consacre deux livres à la mystique : Les très merveilleuses victoires des femmes du nouveau monde et La vergine venetiana. »
Cette relation inhabituelle où une femme, « la nouvelle Ève mère du monde », prend le rôle de « confesseur » pour un homme, prêtre et érudit, fait penser aussi à la relation entre Madame Guyon (1648-1717) et Fénelon (1651-1715). Postel ne sera jamais qualifié d'hérétique, « mais de fou (amens), et laissé en liberté » (Wikipedia). Postel écrit dans De admirandis numerorum platonicorum secretis :
« Que les esprits puissent et doivent revenir dans les mêmes corps, après un long sommeil, est aujourd’hui tenu pour certain par les Ismaélites, les Chrétiens, les Juifs et la meilleure partie des païens, au point que, chez les Indiens, ces reines qui, par ailleurs, furent très chères au roi défunt et comblées des délices d’une vie présente très confortable, recherchent très librement la mort par désir spontané de l’immortalité. Qu’ils reviennent après quelque temps, j’ai pu le constater par mes sens. En effet, j’ai parlé avec ceux qui étaient revenus du tertre funéraire après deux jours. Mais quoi ? Quand nous voyons les esprits rester très longtemps liés aux corps sans nourriture ni boisson, que voyons-nous de difficile à propos du composé né de nouveau, quand nous constatons qu’il vit très longtemps sans aucune alimentation dans son organisme, comme si celui-ci était immortel? »[3] (traduction de Jean-Pierre Brach)
Chez Lessing (1729-1781), la croyance en la métempsychose se combine avec le progrès de la Raison. Chaque réincarnation successive (ou palingénésie) conduirait l’humanité vers son « âge adulte ». Johann Gottfried von Herder (1744-1803) est plus prudent, mais n’en pense pas moins : eine grosse Palingenesie der Gesinnungnen » (une grande palingénésie des convictions) et « ein Reich der Vernunft, Billigkeit und Güte » (un royaume de la Raison, de l’Équité et du Bien).

La thèse de Murray est que le côté obscur de la médaille (inconscient) de la poursuite des Lumières est « l’illuminisme » et que les deux vont de paire souvent sous la direction de « nouvelles Èves ». Les exemples qu’il cite sont néanmoins très intéressants, et même s’il n’y a pas ici de ligne claire dans l’évolution de l’idée de réincarnation en Europe, et que la volonté de Murray de faire converger ces trois facteurs force un peu trop le trait à mon avis, cela vaut le coup de s’y plonger. On voit bien que ça grondait pas mal bien avant le XIXème siècle et les Lumières (Ose savoir !), qui ne sont pas tombées du ciel.

On dirait presque qu’avec les Lumières on était enfin prêt à sacrifier les religions (trop dogmatiques et contraignantes) mais pas la croyance en l’immortalité, et donc en une sorte d’âme. Métempsychose, palingénésie, réincarnation, renaissance, avènement d’un troisième règne (non merci, pas de quatrième), d’un nouvel âge d’« intelligence spirituelle » et de liberté. Ceux qui voudraient resserrer la vis et revenir en arrière auront tort, ce serait forcément du « néo » : faire du neuf avec du vieux. le ver était déjà dans la pomme bien avant les Lumières et l'« anti-christianisme » qui s'en est suivi. Y compris les inventeurs du néobouddhisme.

Le contrôle d’une religion ne convenait clairement plus, donc davantage de liberté, moins d’hiérarchie, plus d’égalité, et moins d’ignorance (obscurantisme), davantage de Raison, ce qui ne voulait pas dire qu’on renonçait à toute « intelligence spirituelle » ou à la soif d’immortalité. Ce n’est pas comme si « l’occultisme » ne serait que la religion refoulée qui saute à la figure des « illuminés ». Que l’« intelligence spirituelle » post-Lumières avançait à tatillons, c’est certain. Qu’il y eut beaucoup de délires, aussi, mais toutes les religions en sont autant capables. D'ailleurs ce sont elles qui fournissent les matières premières, le plus souvent déjà des produits recyclés.

Quand, avec l’avènement des Lumières, ça commence à tourner mal pour les religions, comment réagissent-elles ? Voir mon billet Des fantômes pour combattre le rationalisme naissant et Sur l'entretien du tunnel.

En parlant d’Auguste Comte et de Madame Blavatski, Murray parle de « tous les sauveteurs de l’occulte par la science » et « tous les guérisseurs de la science par l’occulte »[4]. J'aime bien ces formules. Pour moi, l’occulte n’est autre que le désir d’immortalité. Et l’occultisme c’est bien la recherche de cette immortalité, ou de sa preuve, par tous les moyens, parce qu’au fond on n’y croit pas… Et donc si la science (d’habitude si « matérialiste ») pouvait donner un coup de pouce pour prouver l’existence de l’âme, de la Conscience ou de l’Esprit, ce serait formidable... Les Catholiques, les Protestants et autres membres des religions officielles sont prêts à s’allier avec leurs ennemis « illuministes » pour réaliser ce vœu.

Voir Corps d'arc-en-ciel et de résurrection.

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[1] Un Jean-Louis Harouel – Droite, gauche ce n’est pas fini - partage les mêmes idées.

[2] « En 1547, Postel se trouve à Venise où il travaille sur une traduction en latin du Zohar et du Bahir. Il y rencontre une religieuse, mère Jeanne (ou « Zuana »), qui a fondé des hospices pour les pauvres, d'abord à Padoue, ensuite à Venise près du monastère Saints-Jean-et-Paul, et qui prétend avoir des visions d'origine divine. Elle demande à Postel d'être son confesseur et directeur spirituel, et il s'enthousiasme pour elle, la considère comme une prophétesse, et n'hésite pas à l'appeler « la nouvelle Ève mère du monde ». Cette rencontre entre deux exaltés est à l'origine d'un étrange messianisme, d'essence sophianique : spirituellement proche du grand kabbaliste juif Isaac Louria, Postel professe, en conformité avec le Zohar, qu'il y a deux messies. L'esprit féminin de l'homme, qu'il nomme (le premier) anima, compromis par le pêché d'Ève et n'ayant pas fait l'objet de la rédemption du Christ, doit être sauvé par un messie femme, incarnation de l'âme du monde (la Sophia, identifiée à mère Jeanne). » Wikipedia

[3] De admirandis numerorum platonicorum secretis. De Guillaume Postel, Jean-Pierre Brach

[4] Dzongsar KR veut par exemple sauver la science (trop matérialiste) par le bouddhisme. Voir L'union de vacuité et d'encens brûlé http://hridayartha.blogspot.com/2015/07/lunion-de-vacuite-et-dencens-brule.html