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jeudi 30 décembre 2021

L'état intermédiaire protestant

Jésus dans les Limbes, Andrea Mantegna (1470–1475)

La juridiction sur le sort des morts est probablement l’élément essentiel de l’autorité d’une religion. Avant l’invention du purgatoire (ou “limbes”, de “limbus patrem”, les limbes des patriarches) dans l’église catholique au XIIème siècle[1], les pêcheurs récalcitrants étaient destinés aux enfers et les justes aux Cieux. Le purgatoire était une troisième option pour les âmes qui avaient besoin d’avantage de purification. Le feu étant depuis toujours l’élément (“igné”) de “purification” maximale.

Le purgatoire devenait rapidement une opportunité de croissance pour l’église, car il était possible d’intercéder pour des personnes chères décédées, et que l’on croyait retenues dans le purgatoire, par l’intermédiaire du clergé. Il proposait également aux croyants d’alléger leurs propres souffrances purificatrices par le biais des indulgences, des pratiques de repentir/pénitence diverses. Ce sont ces pratiques-là, parmi d’autres abus de l’église, qui étaient la cible des critiques de la Réforme. Pour Jean Calvin le purgatoire était “une fiction mortelle de Satan qui annule la Croix du Christ”. Les protestants avaient aboli le purgatoire, et les pratiques associées, en ne laissant que deux choix à leurs fidèles : le ciel ou l’enfer. Avec de l’incertitude sur l’état des âmes (“sommeil de l’âme”) avant d’atteindre leur destination finale, mais sans possibilité de rédemption tardive.

The Laird of Cool

Malgré la Réforme et les Lumières, l’idée d’un “état intermédiaire” (“intermediate state” ou “middle state”, “le Hadès”, mais aussi “le sein d’Abraham” ou simplement “le Paradis”)[2], et les entités qui le peuplent, a eu du mal à être totalement éradiquée de l’esprit, ou du coeur, des croyants. Dans la lutte contre les "dévastations" des Lumières et des sciences, des clercs protestants britanniques ont même fait appel à “l’état intermédiaire” au XVIIIème siècle, afin de tenter de “re-spiritualiser” les âmes en proie aux idées modernes. Martha McGill mentionne William Ogilvie de l'Église écossaise (Church of Scotland), qui publiait les comptes-rendus (“Chapbooks”) de ses rencontres avec le fantôme de Thomas Maxwell, “the Laird of Cool”, dans lesquels l’idée de “l’état intermédiaire” prenait forme. Sommeil, conscience, un banquet avec Abraham, Isaac et Jacob, l'ascension et la contemplation immédiate de Dieu pour les justes, l’enfer (détention provisoire) pour les méchants en attendant leur jugement dernier, jugement et condamnation immédiats après la mort, etc. Avec, selon les théories d’une attente, la possibilité des proches pour intercéder par la prière en faveur des âmes des défunts, en attente de leur sort définitif.

Il y eut des désaccords sur des cérémonies autres que la prière, appelées “usages”, pour aider les âmes des défunts. P.e. la cérémonie du calice mixte (eau et vin). Les deux camps opposés étaient appelés les “usagers” et les “non-usagers”. Les “usagers” se divisaient encore entre eux au sujet des détails de l’état intermédiaire, et des prières pour les morts.

Pour Archibald Campbell (c.1669–1744)[3], l’état intermédiaire, qu’il appelle “le Hadès”, était divisé en plusieurs maisons, où les âmes étaient en attente de leur dernier jugement. Les plus grands pécheurs se trouvent à gauche (sinister). Ceux qui s’étaient repentis au dernier moment sur leur lit de mort, attendaient dans des maisons à droite, mais aux étages inférieurs… Ceux qui s’étaient repentis avant leur mort, mais n’avaient pas eu suffisamment de temps pour faire repentance, étaient amenés vers la droite par les anges, et pouvaient graduellement monter en se purgeant et purifiant. Ils éprouvent de la souffrance, mais c’était au fond du plaisir teinté de souffrance. Les âmes les plus pures allaient directement vers le “sein d’Abraham” (ou Paradis), et attendaient leur passage définitif vers les cieux supérieurs. Le jugement dernier n’était pas possible avant la réunion de l’âme et du corps ("résurrection"). Les âmes lestées par les rémanences des passions et de mauvaises habitudes, et qui n’étaient pas entièrement mortifiées, attendaient dans les maisons les plus basses du Hadès[4].

Ces idées, y compris la terminologie, se retrouvent plus tard dans les écrits théosophiques. Depuis, le “réincarnationnisme” a progressé en Europe, et a été intégré dans le paradigme théosophique. Les âmes des défunts passent par “l’état intermédiaire", et de là (re)prennent naissance sur la terre, pour parfaire leur éducation (et mortification)[5]. Les premiers bouddhistes en Occident étaient souvent passés par la théosophie, et marqué par son “réincarnationisme”. Puisque contrairement au christianisme, le bouddhisme et les religions indiennes en général, proposaient la perfectibilité de l’âme, y compris après la mort, et proposaient toujours une nouvelle chance, il était devenu plus attirant pour les chercheurs “usagers” de tous bords.

C’est le bouddhisme tibétain qui parle le mieux de “l’état intermédiaire”, c’est-à-dire qui donne le plus de détails et propose le plus grand nombre de pratiques “usagères”. Il est intéressant d’observer qu’à l’époque même où le purgatoire fut inventée en Europe, le Tibet était en train de recevoir, recueillir, et systématiser ses propres pratiques centrées sur “l’état intermédiaire” (tib. bar do).
“Dans le livre de Henk Blezer, « Kar gling Zhi khro: A Tantric Buddhist Concept » (1997), celui-ci montre comment le schéma initial de trois bardos est ultérieurement développé en un système de six bardos, intégrant un troisième niveau de réalité, inséré entre le bardo de la mort et du devenir, et qui consiste en une série de visions de maṇḍalas de divinités paisibles et courroucées.” Blog Les trois vérités du bouddhisme religieux 05/02/2017
Cette troisième réalité, entre les plus hautes sphères du Ciel et la Terre, constitue un monde intermédiaire, qui peut accueillir des âmes désincarnées (volontairement par le yoga, l’ascèse, la mortification, ou par le karma), et qui devient le centre de toutes les attentions religieuses d'ici bas, et des interventions miraculeuses de là haut.

Pour l'enfer, voir Le puits de l'Oubli 16 septembre 2016

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[1] La naissance du Purgatoire, Jacques Le Goff

[2] Ce terme a été utilisé par les protestants anglais à partir de 1670, au plus tard. P.e. dans Observations upon Mr. Wadsworth’s Book of the Souls Immortality, Henry Layton, London, 1670), 13, 165, 173.A Source : Protestant Purgatory Visions of an Intermediate State in Eighteenth-Century Scotland, Martha McGill.

[3] Dans son livre Some Primitive Doctrines Reviv’d: Or the Intermediate or Middle State of Departed Souls (as to Happiness or Misery) before the Day of Judgment, paru sous une édition révisée en 1713.

[4] “Rattray used the first proposition to demonstrate that there could be no judgement immediately after death. It was the whole man, body and soul that was to be judged. Therefore man could not be properly rewarded or punished until his body and soul were reunited at the Last Judgement. In the meantime, souls were contained in Hades.

Rattray’s depiction of Hades was similar to Campbell’s. The righteous went to mansions on the right, and the damned to the left. In the highest mansions on the right the light of Christ shone continually, and souls were assured that they would pass on to heaven. Souls that were ‘darkened by the Remains of their Passions, & evil habits not thoroughly mortified’ were kept in lower mansions. The light of Christ shone more faintly there, and the souls might be in a state of suspense regarding their ultimate fate
.” Thomas Rattray, “usager”. Extrait de Protestant Purgatory Visions of an Intermediate State in Eighteenth-Century Scotland, Martha McGill

[5] “There is also a fate that comes to even adepts of the Good Law which is somewhat similar to a loss of “heaven” after the enjoyment for incalculable periods of time. When the adept has reached a certain very high point in his evolution he may, by a mere wish, become what the Hindus call, a “Deva” — or lesser god. If he does this, then, although he will enjoy the bliss and power of that state for a vast length of time, he will not at the next Pralaya partake of the conscious life “in the bosom of the Father”, but has to pass down into matter at the next new “creation”, performing certain functions that could not be now made clear, and has to come up again through the elemental world; but this fate is not like that of the Black Magician who falls into Avitchi. And again between the two he can choose the middle state and become a Nirmanakaya — one who gives up the Bliss of Nirvana and remains in conscious existence outside of his body after its death: in order to help Humanity. This is the greatest sacrifice he can do for mankind. By advancement from one degree of interest and comparative attainment to another as above stated, the student hastens the advent of the moment of choice, after which his rate of progress is greatly intensified.

It may be added that Theosophy is the only system of religion and philosophy which gives satisfactory explanation of such problems as these
.” Epitome of Theosophical Teachings, William Q. Judge (1888)

samedi 4 novembre 2017

Au-delàs intégrés et intégrables

Fond d'écran, artiste inconnu
En ce qui concerne l’au-delà, la Bible enseigne dans le Livre de Job (3,3-19) que tous les morts disparaissent dans l’obscurité (sheol), au mieux le lieu des morts, au pire un puits d’oubli. C’est « le rendez-vous de tous les êtres vivants » (Job, 30,23). C’est la destruction du second temple qui semble avoir été à l’origine d’un au-delà meilleur, l’anti-chambre du « monde à venir » (Pirkei Avot 4:21), et que si l’on souffre dans ce monde-ci, la récompense n’en sera que plus grande dans l’autre monde (Leviticus Rabbah 27:1).

Dans l’évangile de Luc, Jésus dit à l’un des malfaiteurs crucifiés en même temps que lui « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc, 24,43). Le Paradis ou le Royaume, qui n’est pas de ce monde, où l’on rejoint « Notre Père qui êtes aux cieux ». L’idée judaïque du « monde à venir » au prix des souffrances ici-bas a sans doute contribué au culte des martyrs aux débuts du christianisme, et qui a précédé le culte des saints. Aux débuts du christianisme, il y avait deux destinations après la mort : les Cieux, le Paradis, ou encore le Royaume, ou bien  l’Obscurité et l’Oubli. Mais comme l’idée de récompense appelle l’idée de son contraire, la punition, le puits de l’oubli, où selon le Livre de Job, « je suis couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais » (Job 3,13), et où « je n'existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n'ont pas vu la lumière. » (Job 3,16), allait se remplir de toutes sortes de souffrances.

Ceux qui suivaient le Christ, en témoignant (mártys) de sa résurrection (Actes 1,22), allaient au Paradis après leur mort, les autres se retrouvaient dans le Hadès. Ceux qui mourraient à cause de leur témoignage pendant les persécutions devenaient officiellement des martyres.
« Le culte des martyrs prenait déjà une place si considérable, que les païens et juifs en faisaient une objection, soutenant que les chrétiens révéraient plus les martyrs que le Christ lui-même. On les ensevelissait en vue de la résurrection, et on y mettait des raffinements de luxe qui contrastaient avec la simplicité des moeurs chrétiennes; on adorait presque leurs os. À l'anniversaire de leur mort, on se rendait à leur tombeau: on lisait le récit de leur martyre; on célébrait le mystère eucharistique en souvenir d'eux. » (Ernest Renan, Le culte des martyrs).
Le culte des martyrs et le culte associé des reliques deviendra le culte des saints. Dès le IVe siècle, les Églises orientales célèbrent leur fête le dimanche après la Pentecôte. Au Vème siècle, l’église de Rome suivra, en le célébrant le même jour. A partir du VIIIème siècle, la Toussaint est célébrée au 1er novembre par l’église de Rome, et vers 835-837, le pape Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier.[1] L’idée d’un troisième au-delà entre les Cieux et l’Enfer se développa, un entre-deux, où séjournaient les morts en attendant le Jugement dernier. Tout n’était pas perdu, il était possible de prier pour le salut des morts dans le Purgatoire, bien que ce terme ne soit pas encore connu.[2] Saint Odilon de Cluny (962-1048) instaura en 998 la commémoration liturgique des morts, célébrée au lendemain de la fête de la Toussaint, le 2 novembre. A la fin du XIIe siècle, le Purgatoire devient un lieu proprement dit. Il fera l'objet des solutions les plus créatives et lucratives pour sauver les âmes des morts, mais qui seront refusées par la Réforme amorcée au XVIe siècle. Si ce n’est pas la fin de l’idéal du martyr, « témoin », ce sera la fin théorique des cultes associés et du Purgatoire. Les voies plus mystiques (mystique Rhénane, etc.) avaient préparé le terrain.

Le troisième niveau entre Ciel et Terre, avec ses cultes associés, est souvent un champ de bataille entre différentes croyances au sein même d’une religion. Si l’on admet la dualité corps-esprit, et si la mort est la séparation du corps (mortel) et de l’esprit (immortel), il faut bien que l’esprit du défunt séjourne quelque part. Dans la religion védique aussi, il n’y avait que le ciel et la terre (et le puits de ténèbres après la mort), jusqu’à la découverte du monde des mânes (pitṛloka) par Yama, qui l’aménagea pour eux en attendant leur passage au ciel de Brahma. L’au-delà n’allait pas de soi. Une fois qu’il y a un monde bien déterminé pour les mânes, les survivants peuvent s’y tourner pour les remémorer, voire essayer de les sauver en accélérant leur passage au monde de Brahma.

Jusqu’au XIIème siècle environ, quand le bouddhisme tibétain recevait l’apport du bouddhisme indien (Atiśa etc.), la « voie de la connaissance » et ses méthodes contemplatives prédominaient, ainsi que la vue que les phénomènes n’avaient aucun fondement (S. (sarvadharma)-apratiṣṭhānavāda T. chos thams cad rab tu mi gnas pa), un courant de l’école Mādhyamaka. Le manque de l’importance du culte des dieux et démons et des siddhis associés fut noté par l’hagiographe Gyadangpa (env. 1258-66). Réchungpa était celui qui allait les réhabiliter pour les écoles Kagyupa. Pour l’école Nyingmapa, dont le Dzogchen « appauvri » manquait également de moyens, c’est Karma Lingpa (1326–1386) avec son Cycle des Bardo (bar do drug gi khrid yig), qui introduira un troisième niveau, un état intermédiaire spécifique appelé l’état intermédiaire du dharmatā (tib. chos nyid bar do) et qui révèle que le corps subtil est le maṇḍala de 100 divinités paisibles et courroucées (tib. zhi khro), où les âmes des morts peuvent trouver le salut, et où leurs proches peuvent les aider à passer le cap, grâce aux cultes des saints et aux cultes des morts, rendus possibles par ce niveau. Ces pratiques seront l’objet d’un deuxième volet du Dzogchen, appelé le « Franchissement du Pic » (tib. thod brgal). La pratique Dzogchen qui inclue les pratiques du « troisième niveau » sera appelé « holistique » par Sam van Schaik dans l’article Holistic or Radical Dzogchen, et celle qui ne les inclue pas « appauvri ».

Comment le christianisme et le bouddhisme (tibétain) « appauvris » se sont-ils « enrichis » au moyen-âge ? Le christianisme européen s’est « enrichi » en puisant dans la culture celtique. Le samain/samhain[3] « est la première des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée aux environs de notre 1er novembre ». « C’est une fête de transition — le passage d’une année à l'autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. ».
« Pour les Celtes, cette période est entre parenthèses dans l’année : elle n’appartient ni à celle qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps ». C’est le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des combats pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs, par exemple. » (wikipedia)
Des hommes exceptionnels peuvent se rendre dans l’Autre Monde, la résidence des dieux (le Sidh, Evans-Wentz s'y intéressa), généralement à l’invitation d’une Bansidh, une « messagère de la mort ». Le passage pendant cette période n’était pas à sens unique : les morts pouvaient descendre pour visiter la terre. Aussi, pendant la fête des morts Samain, on plaçait devant sa porte des nourritures destinées aux morts (« trick or treat »), pour les empêcher de faire du mal. On portait des costumes autour d’un feu rituel. Les cendres étaient remportés à la maison dans des navets creusés. La création de la commémoration liturgique des morts, au lendemain de la Toussaint, permettait donc d’intégrer des coutumes celtiques récalcitrantes dans le culte chrétien. Le premier jour était chrétien (« appauvri »), le jour suivant celtique (« enrichi »). Actuellement, le 1er novembre est le jour de Halloween (« Alholowmesse » en anglais moyen.

Pour « enrichir » le bouddhisme tibétain du XIIème siècle qui manquait de siddhis, les tibétains ont fait appel à des croyances et des cultes prébouddhiques ou non-bouddhistes, qu’ils ont intégré dans le cursus bouddhiste tibétain « holistique ».

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Voir le billet Un roi qui fait la pluie et le beau temps pour un exemple indien d'une fête comme le samain celte, où les limites entre les divers mondes sont temporairement suspendues, et où les dieux, les démons/esprits et les humains peuvent se rencontrer. Dans le Manimékhalaï, traduit en français par Alain Daniélou avec le concours de T.V. Goapala Iyer, on rencontre le même type de phénomène.

[1] Wikipedia Toussaint

[2] « Pour Augustin, seuls certains chrétiens, déjà acceptés au paradis, sont soumis à la purgation comme épreuve de purification, entre le jugement individuel se situant à la mort et le Jugement dernier, collectif15. Il souligne que les peines y sont très pénibles. Augustin fait la distinction entre un « enfer inférieur » et un « enfer supérieur » (ce qui perdurera entre le vie et le xiie siècle), ce qui se transformera en une « localisation » du Purgatoire en un lieu « au-dessus » ou « proche » de l’Enfer, avec des peines qui y ressemblent beaucoup, ce qui deviendra à la fin du xiie siècle, le Purgatoire proprement dit. » Wikipedia Purgatoire

[3] « On la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le calendrier de Coligny. »