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samedi 29 janvier 2022

Roll up for the Treasure Tower

La tour aux trésors, la cérémonie dans l'air, grotte de Mogao n° 23, Dunhuang (site thelotussutra.org)

Le Sūtra du Lotus (Saddharmapuṇḍarīkasūtra, traduit en chinois en 286), qui déclare que “tous les êtres atteindront l’état de Bouddha” ne mentionne pas encore la Matrice du Bouddha, mais il en contient les prémisses en potentiel, notamment dans ses paraboles. Cela vaut d’ailleurs aussi pour les filiations spirituelles (gotra), les trois véhicules et l’attitude triomphaliste. Certaines paraboles du Sūtra ont été représentées en peintures murales dans les grottes de Mogao à Dunhuang (Xème siècle).

L’intention de l’ensemble des paraboles est de montrer que le véritable message du Bouddha divinisé[1], qui n’était pas un simple mortel, est contenu dans ce Sūtra, dépassant et incluant les doctrines précédentes du Bouddha humain, et ayant pour visée la libération individuelle et le nirvāṇa. Le Sūtra explique que la vie de Bouddha Śākyamuni, tout ce que celui-ci avait enseigné aux auditeurs, et son parinirvāṇa s’inscrivent en fait dans une approche plus large, qui est celle du Grand Véhicule, le mahāyāna, qui est le véhicule unique (ekayāna), qui conduira tous les êtres vers le parfait éveil, dépassant l’objectif de la libération individuelle et du nirvāṇa. La mort et le nirvāṇa ne sont pas la fin, ni pour les transmigrants, ni pour les Bouddha, qui évoluent dans un Plérôme tout en restant actif et en échangeant avec les êtres. Les auditeurs et Bouddhas-par-soi pleurant le Bouddha a son parinirvāṇa deviennent la risée du mahāyāna.

Théologiquement, cela est rendu possible par la dualité et la séparation des deux vérités, ultime/essentielle et d’expérience/fonctionnelle, et l'apparition d’une troisième vérité qui est symbolique. Plus cette dernière prend de l’importance, et plus le bouddhisme devient religieux.

Le véhicule unique permet à tous, quelque soit sa caste, sa filiation spirituelle, son “véhicule”, etc. de poursuivre son cheminement spirituel, qui aboutit forcément à la doctrine du mahāyāna, et par là au parfait état de Bouddha. Selon la vérité essentielle, l’égalité est foncière et totale, le continuum (skt. saṃtāna tib. rgyud), qui est au fond le grand Soi, se déploie dans l’éveil originel, le māhanirvāṇa déjà présent, etc. C’est acquis, c’est dit une fois pour toutes, et on n’en parlera plus. Dans la vérité d’expérience, fonctionnelle, l’inégalité et les différences sont évidemment manifestes et elles ont leur importance, car elles permettent de déterminer où en est chaque “continuum” dans son cheminement. Prend-il tout cela au premier degré à cause de son “égo”, son ignorance, ses voiles (skt. āvarana tib. sgrib), ou connaît-il la vérité essentielle, et comprend-il que tout cela, y compris lui-même, ne sont au fond que des simulacres ? Dans ce dernier cas, il ne sera pas dupe, et ira loin dans l’ekayāna.

Car tout ce qui est fait pour le bien des êtres est un simulacre. Un Bouddha fait semblant de naître, atteindre l’éveil, enseigner le śrāvakayāna, et passer au parinirvāṇa. Là où il y a des bodhisattvas, il y a des expédients (upāya) et des simulacres, et ils doivent faire beaucoup de pédagogie, tout le temps… Faire le bien des êtres requiert cela. Si l’on ne reconnaît pas un bodhisattva, et que l’on ne comprend pas que tout ce que fait celui-là est au fond pour le bien des êtres, on na rien compris, et il restera un long chemin à faire. Il s’agit donc de sauver les êtres et les petits-bouddhistes et les bodhisattva- de leurs vues étriquées (āstika, matérialistes, “hīnayāna”, śūnyavāda-,...) pour les faire entrer dans le grand bouddhisme śūnyavāda+. Tous les moyens sont bons.

La maison en feu et les trois véhicules

Cela étant exposé, nous pouvons aborder les paraboles. La plus connue est celle des trois chariots et de la maison en feu (p. 206, ch. III, grotte n° 98). La maison brûle et trois enfants de filiation différente y sont enfermés. Pour leur en faire sortir le riche marchand Bouddha leur promet de jolis véhicules, comme expédient dans la perspective de la vérité fonctionnelle. Des chariots respectivement tirés par une chèvre (auditeurs), un daim (Bouddhas-par-soi) et un boeuf (bodhisattva-). Il leur promet par ailleurs un super véhicule tiré par un boeuf blanc, qui correspond à la doctrine pour bodhisattva+ du véhicule unique du Sūtra du Lotus. La véritable intention et enseignement du Bouddha est donc ce véhicule unique.

Le riche et son fils pauvre

Une autre parabole (l’homme riche et son fils pauvre, p. 208, ch. IV, grotte n° 98) raconte comment les êtres de différentes filiations ne voient pas que leur véritable filiation est celle du véhicule unique (parfait état de Bouddha). Ils sont “des riches” qui s’ignorent. Le Bouddha milliardaire vit dans le grand luxe, qui effraie ses fils amnésiques petit-bouddhistes et bodhisattva-, plutôt portés sur des voies plus ascétiques. Par pitié, il fait d’abord nettoyer ses étables par son fils, avant de déclarer à tous qu’il est son propre fils, et que tout ce qui est à lui appartiendra également à son fils.

Trois herbes médicinales et deux arbres

La parabole des trois sortes d’herbes et des deux sortes d’arbres (cinq gotra, p. 210, ch. V, grotte n° 23) explique l’inégalité des goûts et des couleurs entre les êtres, n’en déplaise à Bourdieu…
Les termes “trois sortes d'herbes médicinales et deux sortes d'arbres” (inférieures, moyennes et supérieures, et arbustes et gros arbres) renvoient à la diversité de la flore. Bien que les herbes et les arbres poussent dans le même sol, et soient arrosés par la même pluie, la façon dont ils poussent et se développent varie en fonction de leurs qualités intrinsèques. Ces termes symbolisent donc la diversité des êtres, qui sont dotés de capacités différentes et d'une personnalité propre. La pluie symbolise le Sūtra du Lotus.”[2]
Les inégalités, naturelles, sont produites par les qualités intrinsèques des êtres, et par leur karma. Cela n’empêche pas que nous sommes tous, au fond, des Bouddhas originels, du point de vue de la vérité essentielle. 

Bodhisattva Jamais-méprisant

Ce qui est expliqué par la parabole du bodhisattva Jamais-Méprisant (p. 222, ch. XX, grotte n° 231), convaincu que toute vie est dotée de bouddhéité. Aussi, s’incline-t-il devant chaque personne qu’il rencontre.

Un ami très riche coud un joyau dans la doublure de son ami très pauvre

Il en reste là, mais un ami bodhisattva+ très riche (p. 214, ch. VIII, grotte n° 61) va plus loin et coud un joyau d’une valeur inestimable dans la doublure du vêtement de son ami très pauvre endormi, cuvant son vin. Ce dernier se réveille, fait un long voyage, finit par découvrir le joyau et salue son ami très riche.

La ville illusoire

Ceux qui ont étudié Le Précieux ornement de la libération de Gampopa, connaissent bien la parabole de la cité illusoire (Padmakara p. 35. Ici : p. 212 ch. VII, grotte n° 61). Le Bouddha tente d’amener les petit-bouddhistes vers le parfait éveil, mais ceux-ci se découragent. Habilement, le Bouddha crée une cité illusoire, correspondant au fruit “provisoire” des petit-bouddhistes, pour qu’ils se reposent. Il leur annonce ensuite qu’il reste du chemin à faire sur le véhicule du boeuf blanc.

Le joyau dans la coiffe, comme la carotte ultime

La promotion spirituelle se mérite est le message de la parabole du joyau sans prix dans la coiffe (p. 218, ch. XIV, grotte n° 61). Les pratiques des véhicules inférieurs ont pour avantage de faire avancer les êtres progressivement, en leur faisant miroiter des trésors de plus en plus précieux.
Un grand roi « faisant-tourner-la-roue » [cakravartin] (un roi idéal qui règne avec justice) récompense ses soldats, qui ont prouvé leur valeur dans la bataille avec diverses sortes de trésors, mais conserve un précieux joyau qu'il dissimule dans sa coiffe. C'est seulement lorsqu'il voit quelqu'un qui a accompli quelque chose de particulièrement remarquable qu'il ôte le joyau et le donne à cette personne.”
Le Sūtra du Lotus se veut ainsi le véhicule universel prémium de tous les êtres, en considérant les divers “véhicules” (idéologies), y compris petit-bouddhistes ou bodhisattva-, comme des expédients provisoires, qui correspondent à leur filiation (gotra) et à leur avancement spirituel. Le Bouddha divinisé (ou ses bodhisattva+ envoyés sur terre pour le bien des êtres) est alors comme un excellent médecin qui soigne les êtres (parabole, p. 220, ch. XVI, grotte n° 61).
L'excellent médecin, le père, représente le Buddha, et les enfants en proie aux effets d'un poison violent, les êtres vivants. Le message informant les enfants que leur père est mort symbolise l'entrée du Buddha dans le nirvāņa (l'extinction).”

Dans le chapitre « Durée de la vie de l'Ainsi-Venu » (XVI) du Sūtra du Lotus, Śākyamuni réfute l'idée généralement admise qu'il a atteint l'Éveil pour la première fois de son vivant en Inde, révélant que, en réalité, sa vie a une durée incommensurable et que, depuis, il “ demeure constamment en ce monde saha, à prêcher la Loi et à enseigner[3].
Cela interpelle évidemment l’imagination. Ce Bouddha, qui ne passe pas au parinirvāṇa, et qui reste “en ce monde saha”, comment y reste-t-il ? Où, comment continue-t-il à prêcher et enseigner, etc. ? Et les Bouddha se sont expliqués en long, en large et en travers à ce sujet dans les sūtra et tantra, des Révélations “top-down”, des textes d’autorité en fait, composés par des humains, de la pensée prêt-à-l’emploi, si elle est reçue en tant que telle. En même temps, limportance des traités (śastra) et de la réflexion a reculé. Les Bouddhas ne passent pas pour de vrai au parinirvāṇa, les êtres ne meurent pas définitivement et renaissent, tout en étant originellement éveillés. Personne ne meurt et disparaît donc vraiment dans cet univers-là, tant qu’il reste des humains pour l’entretenir.


*** 

[1] Sutras Bouddhiques : Un Héritage Spirituel Universel - Manuscrits et Iconographie du Sutra du Lotus, Kawada Yoichi, Les Indes savantes, p. 220, SdL, Ch. XVI, La durée de la vie de l’Ainsi-Venu.

[2] Sutras Bouddhiques : Un Héritage Spirituel Universel - Manuscrits et Iconographie du Sutra du Lotus, Kawada Yoichi, Les Indes savantes, p. 211

[3] Sutras Bouddhiques : Un Héritage Spirituel Universel - Manuscrits et Iconographie du Sutra du Lotus, Kawada Yoichi, Les Indes savantes, p. 221

dimanche 25 février 2018

Désirs et siddhis, une question de perspective

Mur d'ex voto, ND de la Garde Marseille
L’homme a toujours cherché à être à l’abri de revers de fortune en matière de sa prospérité, sa descendance, la fertilité de ses champs et de son cheptel, sa santé physique et mentale, sa virilité, sa carrière et sa tranquillité posthume... Les différents objectifs dans le cadre de la recherche d’une vie confortable (par les moyens dont on dispose) peuvent être appelés « désirs » (kāma). Shingo Einoo [1] compare dans son article les rituels que l’on trouve dans divers textes (védiques, shivaistes, bouddhistes…) pour réaliser ces désirs, ou pour réussir ces objectifs. Les listes des « objectifs » auxquels les rituels pourvoient parlent d’elles-mêmes. Il y a très peu de différences en ce que « désiraient » les indiens, qu’ils pratiquaient les Védas, les saiva tantras ou les tantras bouddhistes.

Les rituels védiques qui accomplissaient ces objectifs étaient appelés « kāmya » et se pratiquaient par des sacrifices le plus souvent les jours de pleine lune ou de nouvelle lune (kāmyeṣṭi). Comme le remarque Einoo, les mêmes objectifs et désirs changent de nom dans les tantras : on ne parle plus de kāma mais de siddhi. On pourrait traduire siddhi par « fins » ou desseins. Fin dans le sens qu’on y aspire, et fin dans le sens d’un objectif atteint ou réussi. Les listes de siddhi que proposent les tantras ne présentent pas de différences essentielles avec celles des kāma. L’homme change finalement peu avec les âges, les croyances et les rituels qui passent. Et même les méthodes (védiques, shivaistes, bouddhistes…) ne sortent pas du cadre de séries de sacrifices à des dieux et des démons considérés comme les agents qui font tourner le monde ou le kāmadhātu.
« La magie a la même finalité que la mécanique. Il s'agit d'essayer d'arracher à la nature ses secrets, c'est-à-dire de découvrir les processus occultes qui permettent d'agir sur la nature pour la mettre au service des intérêts humains. Mais la [magie antique] repose originellement sur la croyance selon laquelle les phénomènes naturels sont provoqués par des puissances invisibles, dieux ou démons, et que l'on peut ainsi modifier les phénomènes naturels en contraignant le dieu ou le démon à faire ce que l'on veut réaliser. On agit sur le dieu ou le démon en l'appelant par son vrai nom, puis en accomplissant certaines actions, certains rites, en utilisant des plantes ou des animaux que l'on considère comme étant en sympathie avec la puissance invisible que l'on veut forcer. Le dieu devient alors le serviteur de celui qui a accompli la pratique magique. Car le mage prétend dominer cette puissance, la contraindre, l'avoir à sa disposition pour réaliser ce qu'il désire. » Le voile d’Isis, Pierre Hadot, p. 116
Nous appelons cette méthode pour accomplir les « intérêts humains » (kāma, siddhi) « magie », mais ceux qui utilisaient « les rituels » pour les accomplir n’avaient aucune notion de magie, d’êtres surnaturels etc. Tout cela faisait simplement partie de leur quotidien. Comme il peut être normal pour nous de nous adresser à un courtier pour prendre une assurance afin de nous protéger contre certaines calamités. Le mot magie vient de mage, un spécialiste en sciences occultes. Nous sommes obligés d’ajouter l’adjectif « occultes », mais pour ceux qui les consultaient les mages étaient des véritables professionnels au même titre que ceux qui nous donnent une « aide professionnelle » de nos jours. La magie antique est devenue la mécanique et la science en passant par la magie naturelle.

La plupart des religions que nous pratiquons actuellement ont connu leur essor quand la magie antique et la magie naturelle n’avaient pas encore (entièrement) disparus. Les « sciences » étaient encore « religieuses » et pas encore fragmentées en sciences indépendantes. Les agents de la Nature, les dieux, les démons et les génies n’avaient pas encore disparues de la scène. Pour donner un exemple, le médecin de Gand Jan Palfijn (1650–1730), d’après qui est nommé l’hôpital de Gand du même nom, croyait que certaines malformations du corps (« monstres ») étaient dues à « l’Opération du Démon »[2].

Illustration du livre de Jean Palfijn
Les religions ont souvent le regard tourné vers le passé, quand leur fondateur avait reçu sa transmission directement, par vision ou autrement d’un Dieu ou d’un être surnaturel. Elles considèrent souvent que la religion était alors au stade le plus pur de son existence, et que par la suite les choses pouvaient seulement se dégénérer. L’objectif était alors de préserver autant que possible la religion dans son état virginal. Dans la pratique cela revient souvent à garder intacts et entiers (« arrested development ») les « sciences religieuses » et le magisme, y compris celles qui aident les « croyants » à accomplir leurs désirs (kāma, siddhi, voeux). Cela n’empêche pas que les sciences « issues » des « sciences religieuses » (tib. rig pa'i gnas) aient continué leur propre évolution de leur côté. Le « respect des traditions » condamne les religions à rester figées dans le passé. 

Les « sciences religieuses » sont aussi « matérialistes » que les sciences modernes, mais cela n’empêche pas certains religieux de qualifier les sciences modernes de matérialistes et les « sciences religieuses » de spirituelles. Nous avons donc le luxe, pour accomplir nos desseins, de pouvoir nous adresser à des professionnels, ou de faire appel à des officiants de rituels religieux pour réaliser les kāma ou les siddhi.

Pour justifier la pratique de ces rituels, certains bouddhistes pointent quelquefois vers l’inséparabilité des deux vérités : relative et absolue. Pratiquer une religion uniquement de façon « intérieure » ou « mystique » ne suffit pas. Il faut aussi faire les rituels qui appartiennent, selon eux, au domaine de la vérité relative. Seulement, une des sources de la pratique associée des deux vérités est le Kudṛṣṭinirghātana) attribué à Advayavajra/Maitrīpa, définie les pratiques « relatives » comme étant les cinq premières perfections du bodhisattva, la sixième, la sagesse, étant du domaine de la vérité absolue. Les rituels sacrificiels relatifs aux kāma et siddhi, avec leur monde imaginal de dieux et démons, n’entre pas en jeu.

Ce monde imaginal et magique est comme une troisième vérité, entièrement religieuse celle-ci, ajoutée à la vérité absolue et la vérité relative. Henk Blezer[3] montre que les instructions du Bardo (de Karma Lingpa 1326–1386 et d’autres) introduisent un nouvel « état intermédiaire », ou dans ce cas intercalé, qui correspond justement à ce monde imaginal, et qui permet toutes sortes de rituels sacrificiels en vue d’obtenir les siddhi.

Certains vajrayanistes traditionalistes ont tendance à considérer la vérité relative comme intègrant cette troisième vérité. Nier ou ignorer ce monde imaginal et les rituels qui vont avec est alors considérer comme ne pas respecter ou ignorer la vérité relative tout court. La même tactique est utilisée quand des critiques sont émises sur les éléments de la troisième vérité du bouddhisme tibétain. On est alors accusé de matérialisme ou de nihilisme, et d’attaquer le bouddhisme tout court, comme si c’étaient ces élements-là qui le définissaient spécifiquement.

Je le rappelle régulièrement dans mon blog, quand Réchungpa visita le Népal avec son maître Dzogchen (kyi ston), une pratiquante de bouddhisme Newar lui dit que le Dzogchen était une pratique que l'on trouvait uniquement parmi les yogis tibétains et que c'était une pratique erronée, car elle nie l'existence des dieux et des démons qui sont la source de tous les siddhis… Un siècle plus tard, le nouvel état intermédiaire (troisième vérité) fut introduit, et cela n’a pas changé depuis.

Les désirs (kāma) sont la cause de la souffrance dit le bouddhisme, mais si l’on passe par les rituels tantriques que propose le bouddhisme tibétain (après les Védas et les saiva tantras), ils ne sont plus des désirs, mais des siddhi. Les lamas et la pratique des rituels aideront à les réaliser.

Ex voto Eglise de Bonfin

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[1] From kamas to siddhis, Tendencies in the Development of Ritual towards Tantrism,Shingo ElNOO, publié dans le livre Genesis and Development of Tantra.

[2] « Description anatomique des parties de la femme, qui servent à la generation: avec un traité des monstres, de leur causes, de leur nature et de leur differences; et une description anatomique de la disposition surprenante de quelques parties externes et internes de deux enfants nés dans la ville de Gand » 

[3] 1997, Kar gling Zhi khro: A Tantric Buddhist Concept, Research School CNWS, School of Asian, African, and Amerindian Studies, p. 27